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Salaire SMIG au Maroc : montants et règles applicables

Mis à jour le 13/10/20260 vuesProvisoireDroit marocain national

Réponse rapide : Si vous travaillez dans l'industrie, le commerce ou les services au Maroc, le salaire SMIG Maroc 2024 vous concerne directement — c'est le plancher légal en dessous duquel aucun employeur ne peut vous rémunérer. Voici les montants en vigueur et ce qu'ils signifient réellement sur

Si vous travaillez dans l'industrie, le commerce ou les services au Maroc, le salaire SMIG Maroc 2024 vous concerne directement — c'est le plancher légal en dessous duquel aucun employeur ne peut vous rémunérer. Voici les montants en vigueur et ce qu'ils signifient réellement sur votre fiche de paie.

Réponse rapide

Depuis le 1er janvier 2025, le salaire SMIG Maroc 2024 (dernière revalorisation applicable aux secteurs non agricoles) est passé à 17,10 MAD de l'heure, soit environ 3 265 MAD brut par mois pour 191 heures travaillées. Cette hausse de 5% fait suite à l'accord social d'avril 2024 entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, qui prévoyait deux tranches de 5% : une au 1er janvier 2025 et une seconde au 1er janvier 2026. Pour les salariés agricoles, le SMAG est fixé à 93 MAD par jour depuis avril 2025.[1][2]

Les montants exacts à connaître

Le SMIG — salaire minimum interprofessionnel garanti — s'applique à l'industrie, au commerce, aux professions libérales et aux services. Le SMAG, lui, concerne l'agriculture. Deux grilles distinctes, deux calculs différents.

Secteurs non agricoles (SMIG) :

  • Taux horaire : 17,10 MAD depuis le 1er janvier 2025
  • Base mensuelle : environ 3 265 MAD brut (sur 191 heures)
  • Prochaine hausse prévue : +5% au 1er janvier 2026, portant le taux à environ 17,96 MAD/heure

Secteur agricole (SMAG) :

  • Taux journalier : 93 MAD depuis avril 2025
  • Base mensuelle : environ 2 418 MAD brut (26 jours)

Ces montants résultent du décret n° 2-24-1086 pris en application de l'article 356 du Code du travail (Loi 65-99), qui fixe les modalités de révision du salaire minimum légal.[1][3]

Honnêtement, beaucoup de salariés confondent brut et net. Le chiffre que vous touchez réellement est inférieur après prélèvements CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) et AMO (Assurance Maladie Obligatoire). Comptez environ 2 970 MAD net par mois au SMIG, avant IR (Impôt sur le Revenu) — lequel reste à zéro à ce niveau de revenu.

Ce qui compte dans le calcul du SMIG

Le SMIG couvre le salaire de base. Point.

Ne sont pas inclus dans ce plancher : les heures supplémentaires, la prime d'ancienneté, les indemnités de panier, les primes de rendement, ou tout avantage en nature. L'article 357 du Code du travail est clair là-dessus : votre employeur ne peut pas gonfler artificiellement votre fiche de paie en comptant les primes pour prétendre respecter le minimum.[3]

La prime d'ancienneté, prévue à l'article 350 du Code du travail, s'ajoute au SMIG dès que vous dépassez deux ans dans la même entreprise : 5% après 2 ans, 10% après 5 ans, 15% après 12 ans, 20% après 20 ans, 25% après 25 ans.

Si votre employeur vous paie moins que le SMIG, il s'expose à une amende de 300 à 500 MAD par salarié concerné, pouvant être doublée en cas de récidive (article 361 du Code du travail). C'est peu dissuasif, mais le vrai risque pour l'employeur, c'est le rappel de salaires sur toute la période de sous-paiement, plus les cotisations CNSS afférentes.

À surveiller : certains employeurs appliquent encore l'ancien taux de 16,29 MAD/heure. Si c'est votre cas depuis janvier 2025, vous avez droit à un rappel. Vérifiez votre bulletin de paie ligne par ligne.

Comment réagir si vous êtes payé en dessous

Première étape : rassemblez vos bulletins de paie et votre contrat de travail. Sans ces documents, prouver quoi que ce soit devient compliqué.

Vous pouvez saisir l'Inspection du travail de votre préfecture — c'est gratuit et c'est leur mission. L'inspecteur peut convoquer votre employeur, dresser un procès-verbal et proposer une conciliation. Si ça n'aboutit pas, vous saisissez le Tribunal de Première Instance - Section sociale du lieu de travail.

Le délai de prescription pour les rappels de salaire est de deux ans à compter de la date d'exigibilité de chaque mensualité (article 395 du Code du travail). Au-delà, vous perdez le droit de réclamer les sommes dues. Ne traînez pas.

Pour comprendre vos droits plus largement en matière de rémunération et de contrat, consultez notre page droit du travail.

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Sources :

[1] Décret n° 2-24-1086 portant augmentation du salaire minimum légal, publié au Bulletin Officiel, décembre 2024.

[2] Accord social tripartite du 29 avril 2024 entre le Gouvernement, la CGEM et les centrales syndicales (UMT, CDT, UGTM).

[3] Code du travail marocain, Loi n° 65-99, articles 345, 350, 356, 357, 361 et 395.

Sources

  1. [1] Décret n° 2-24-1086 portant augmentation du salaire minimum légal, publié au Bulletin Officiel, décembre 2024. ⚠
  2. [2] Accord social tripartite du 29 avril 2024 entre le Gouvernement, la CGEM et les centrales syndicales (UMT, CDT, UGTM). ⚠
  3. [3] Code du travail marocain, Loi n° 65-99, articles 345, 350, 356, 357, 361 et 395. ✓

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